Miser préflop

Miser préflop

Le tour de mise préflop est sûrement le plus important. En effet, c’est là que se jouent la majorité des pots. Pour savoir comment miser préflop, vous devez prendre en compte 4 facteurs : votre position, l’image que vos adversaires ont de vous, le nombre et le type de joueurs auxquels vous avez à faire face, et enfin, votre main.
Votre position à la table :
Les positions gagnantes sur le long terme sont celles qui se trouvent en fin de parole. De fait, plus vous parlez tard, plus le nombre d’informations à votre disposition sont importantes pour faire les bons choix. Les positions du cut-off et du dealer seront souvent les meilleures positions pour effectuer des relances. Une relance faite depuis une position intermédiaire sera plus dangereuse dans le cas où votre main est moyenne car plus susceptible d’être relancée, et dans le cas où vous bluffez car vous serez souvent suivis. Logiquement, le problème s’accroit si vous relancez en position de début de parole. Dans la plupart des cas, on utilisera donc un simple call en position non-tardive. Bien évidemment, il faut varier son jeu, et par moments changer de rythme en relançant depuis une position non attendue !
L’image que vous donnez
L’image que vos adversaires ont de vous est aussi source de l’impression qu’ils auront sur votre mise. Si vous êtes un joueur de type serré agressif, une relance sera souvent prise au sérieux. Si vous avez adoptez un jeu large agressif, alors vos relances seront moins crédibles, mais vos mises seront moins lisibles. On ne contrôle pas toujours l’image qu’on donne à la table, la chance ou un comportement inattendu de l’adversaire peut avoir révéler des aspects camouflés de votre jeu. Il faut être conscient de l’image que les opposants ont de vous et vous y adapter.
Le nombre et le type d’adversaires
On ne mise pas de la même façon à toutes les tables. Dans un même tournoi, une table peut être plus agressive qu’une autre, et les joueurs à cette dernière peuvent avoir un comportement plus large qu’à telle autre. De même, la façon de jouer d’une table qui passe de 9 à 6 joueurs évoluera. Il faut savoir s’adapter au rythme que la table a pris, et suivant votre position en jeton, votre position à la table, et votre image, suivre le courant ou au contraire aller à l’opposé.
Votre main
Ce n’est en effet qu’en dernier que l’on regarde sa main pour évaluer de combien il faut miser. Vous prenez donc ici en compte votre position, votre image ainsi que vos adversaires, puis la force de votre main pour savoir s’il est plus intéressant de bluffer, de sous jouer, d’être agressif…
Il est nécessaire que vous soyez conscient qu’au poker, la grande majorité des coups se décident sans qu’il n’y ait d’abbatage. L’erreur de beaucoup de joueurs est de prendre les décisions uniquement en fonction de la force de sa main. Désormais, pensez d’abord à considérer les trois premiers facteurs pour seulement ensuite apprécier la force de vos cartes privatives.